5 ans, bilan d’étape…

Septembre 2020, cela fait donc cinq ans que j’ai été opéré. Cet article est plus spécifiquement destiné à celles et ceux qui ont subi comme moi l’ablation du côlon droit, afin de leur donner des pistes, car j’ai réellement mis tout ce temps pour trouver l’ensemble des actions à mettre en oeuvre, pour un résultat très satisfaisant et stable. Mais cette page peut aussi aider toutes celles et ceux qui souffrent d’une pathologie chronique. Aider aussi à prévenir…

La bonne gestion de cette configuration inédite de mon système digestif a été un véritable challenge, pour lequel aucun médecin ne m’a été d’un quelconque secours, mise à part une homéopathe qui m’a glissé que je serais désormais abonné aux probiotiques à vie, car les bactéries du côlon ont un libre accès à l’intestin grêle (ablation aussi de la valvule iléo-cæquale et de l’appendice…). J’ai été confronté en effet à un transit très instable, capricieux, des ballonnements fort désagréables, des reflux gastriques, une importante génération de gaz, dans les deux directions… Ce fut parfois décourageant, d’autant qu’il est très difficile de repérer ce qui nuit ou pas.

Il serait inutile voire lassant de retracer tout le parcours accompli depuis cinq ans, autant aller droit au but. La pratique du jeûne intermittent hebdomadaire a été d’une très grande utilité, permettant de mettre le système digestif au repos pour repartir sur des bases nouvelles.

Le paradoxe d’une alimentation saine, riche et vivante est que s’en suit une forme de boulimie, laquelle surcharge voire enflamme le système digestif… J’ai mis très longtemps à réaliser cela. Il y a donc trois notions à prendre en compte :

  1. l’aliment proprement-dit : alcalinisant ou acidifiant, perturbant, profitable, neutre,
    → pour combattre l’inflammation, il faut privilégier les aliments alcalinisants, ce qui ne signifie pas qu’il faut exclure tout aliment acidifiant.
  2. la quantité de l’alimentation ingérée chaque jour,
    → il ne faut surtout pas manger lorsqu’on n’a pas faim !!!
  3. le rythme de son alimentation, quotidien, hebdomadaire, grâce au jeûne intermittent et à l’absence totale de grignotage…
    →Ainsi, je suis très progressivement passé au rythme OMAD (one meal a day, un repas par jour), soit : absence du petit-déjeuner (impensable il n’y a pas si longtemps…), un long (2 h !) et riche repas le midi mais sans dessert (les fruits ouvrent ce repas), et le soir, un simple potage.
    → Et je ne mange que 6 jours sur 7 : le lundi, je saute le repas de midi.

D’autres facteurs sont à prendre en compte, qui tournent autour de l’hygiène de vie :

  • la pratique sportive très régulière à l’extérieur et à jeun, incluant gymnastique et exposition au soleil,
  • la bonne gestion du stress, incluant le stress électro-magnétique,
  • le lien social le plus riche possible.

Tout ceci contribue puissamment à un système immunitaire robuste et à un état de pleine santé (laquelle ne peut être que globale) et de grande confiance dans la force de la vie.

Ce site développe tous ces aspects, je vous les laisse découvrir, approfondir, adapter à votre âge, au contexte qui est le vôtre.

Voici néanmoins quelques points spécifiques à ma configuration intestinale, qui pourraient aider celles et ceux qui ont subi une opération comme je l’ai subie.

Aliments défavorables (après avoir bien sûr définitivement exclu tous les aliments malsains, transformés, inflammatoires) : le vinaigre, les huîtres, les carottes et betteraves crues râpées (mais cela évoluera certainement dans le bon sens). Les légumes lacto-fermentés. Les féculents, que pourtant j’adore… néanmoins, le fait de faire germer les graines (lentilles, haricots blancs, pois chiches), me permet de bien les digérer sans inconfort. Les bières trop fortes. Les desserts, tous.

Aliments favorables : l’ail et l’oignon, crus. L’ai noir (fermenté) est aussi un puissant probiotique. Le kéfir de fruit en petite quantité. La bière blanche, en petite quantité. La choucroute, en très petite quantité.

Un aspect très important :

  • il faut longuement mastiquer,
  • il faut insaliver les aliments, même un simple verre d’eau… L’insalivation libère des enzymes de digestion indispensables.

Au début, j’ai consommé beaucoup de jus de légumes et fruit (extracteur de jus), cela m’a grandement aidé même si je sentais que c’était tangeant, les jus devaient être absorbés très lentement, longuement insalivés, faute de quoi… Puis je m’en suis lassé. Je suis passé aux graines germées que j’utilise en abondance, c’est une exceptionnelle source de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Et leur mise en oeuvre si simple !

L’eau que j’utilise pour le thé, la cuisine, est celle du robinet mais filtrée grâce à une grosse cartouche à pression, sous l’évier, que je change tous les six mois.

Le pain que je mange est fait maison, au levain et avec des céréales anciennes faibles en gluten. Le seul laitage est un yaourt de brebis, K-Philus ou au kéfir.

Les graines que je mange sont toujours trempées la nuit pour éliminer l’acide phytique au rinçage le matin.

Les fruits sont consommés au début du repas du midi. Ils sont rincés et passés au vinaigre blanc (et re-rincés bien sûr).

Voilà, moyennant quoi, je suis arrivé à obtenir un transit remarquablement stable et régulier, une absence totale de reflux gastriques, une grande résistance aux agents pathogènes qui circulent, une disparition totale de rhumes, lombalgies, problèmes cutanés, coups de mou, déprimes, et une belle énergie vitale constante !

À quoi il faut ajouter une très grande confiance dans la vie, une absence totale d’inquiétude liée à l’avancée en âge, une sensation très linéaire du temps qui passe, c’est remarquable…

Au passage, je n’éprouve absolument aucun besoin d’aller consulter pour des examens.

Je remercie toutes celles et ceux qui m’ont soigné, encouragé, conseillé, appris la cuisine saine, celles et ceux qui ont prié pour moi ! À mon tour de partager, encourager, la vie est plus forte que la mort !

Prenez en mains et en confiance votre santé !!!

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