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Cancer : non ce n’est pas une fatalité…

Cet article est une forme de coup de gueule, car j’en ai marre de voir des personnes souffrir et disparaître, comme j’en ai marre de voir que nous continuons à faire n’importe quoi, entraînés par un mode de vie mortifère au bout du compte. 149 500 décès par cancers en France, estimés en 2015 (chiffre Ligue contre le cancer), ce chiffre paraît hallucinant…

Non le cancer n’est pas une fatalité, telle une épée de Damoclès qui tournerait au dessus de nos têtes, que nous rentrons entre nos épaules en nous disant Pas nous pitié, pas nous…, et en priant pour que le spectre s’éloigne. Puis en continuant, comm’d’hab…

Au fil des années, j’ai compris que le cancer n’était pas la saloperie que nous tentons de fuir. C’est un mode de défense, ultime, de notre corps. Ce n’est pas à proprement parler une maladie, on n’attrape pas un cancer comme on capte un virus. Non, on se le fabrique, bien au chaud et en prenant notre temps, en faisant tout ce qu’il faut pour, malgré quelques trop légères mises en garde que nous voyons ici ou là, sur nos écrans ou les pages de nos magazines…

Sans jouer au médecin, que je ne suis absolument pas, j’ai quand même pigé certaines choses simples :

  • tout sujet sain est porteur de cellules cancéreuses, c’est donc que, a priori, elles pourraient avoir un rôle à jouer…
  • une tumeur se développe sur un terrain enflammé, gorgé de déchets, que nous n’avons pas réussi à éliminer au fur et à mesure,
    → une tumeur extraite est d’une grande puanteur, en salle d’opération… À méditer !!!
  • le cancer est un phénomène de fermentation cellulaire.
  • une tumeur se nourrit essentiellement de sucre.
  • une tumeur déteste l’oxygène.

Voilà un peu pêle-mêle.

Terrain enflammé

Le terrain est la base de tout. Nous savons tous que le sang, nos organes, ont un degré d’acidité, mesuré par le pH (potentiel hydrogène). On sait que le pH du sang doit être compris entre deux valeurs très rapprochées, proches de la neutralité mais plutôt du côté de l’alcalinité, l’organisme faisant tout pour qu’il en soit ainsi, quitte à aller pomper des minéraux pour compenser une acidité, donc le plus souvent dans nos os… Faute de quoi, on meurt, que la balance penche du côté acide ou du côté alcalin. Mais en règle générale, notre mode de vie et notre alimentation font que nous sommes en acidose, nos terrains sont enflammés et acides. Les sources d’acidose sont nombreuses :

  • le stress,
  • les aliments acidifiants,
  • les toxiques en tous genres,
  • nos déchets métaboliques non évacués.

Et cela au cours de décennies de vie active et insouciante. On accumule un paquet de déchets, en silence, dans le secret, l’intimité de nos organes. Bien au chaud, dans notre confort douillet, nos habitudes qu’il est hors de question de remettre en cause, nos petites certitudes à deux balles… (je sais de quoi je parle !)

Le stress

Le stress est un agent colossal de désordre interne, autant psychologique que physiologique. C’est une réaction vitale dans des situations d’urgence, toutes nos énergies se trouvent mobilisées pour faire face à un événement aussi majeur que brutal. Par contre, vivre dans un stress chronique engendre une inflammation tout aussi chronique de nos tissus. Et un événement grave qui survient dans notre vie va enclencher le processus déjà fin prêt…

Inversement, se dégager de toutes les sources de stress est un énorme travail. Il faut d’abord être en paix avec soi-même, avec les autres, tous les autres sans exception. Et privilégier les relations humaines chaleureuses, bienveillantes, se sentir porté et aimé, est quelque chose d’essentiel.

Il ne faut pas mésestimer les sources de stress électro-magnétiques, surtout pendant le sommeil, car là, je pense que nous sommes tous électro-sensibles… Couper la wifi la nuit, mettre son portable en mode Avion, virer tout ce qui est chargeur près de nos têtes de lit. Se défaire de nos écrans bien avant d’aller dormir… Marcher un peu chaque soir…

Mais le vrai repos est un puissant anti-stress !

Trop manger génère un stress digestif. C’est souvent le cas, il est clair que l’on mange trop (et trop mal), en regard de nos dépenses physiques. Jeûner périodiquement est un extraordinaire exercice de régénération ! L’ADN de nos cellules sait comment réagir, et ce depuis la nuit des temps. Pas celui de nos cellules dégénérées en tumeur.

Pas glamour le jeûne, je sais… fallait pas m’en parler, « avant »…

L’alimentation acidifiante

Notre alimentation est la plupart du temps acidifiante, alors qu’elle devrait être plutôt alcalinisante. Notre consommation de légumes et de viandes est inverse de ce qu’il faudrait : nous devrions consommer 3 fois plus de légumes que de protéines animales !!! La plupart du temps, c’est l’inverse, et encore, nous confondons trop souvent pommes de terre et légumes… Nous nous imaginons que les protéines animales sont les meilleures pour nous. Le blanc de l’oeuf est une des plus assimilables pour nous. La viande blanche aussi est pas mal. La viande rouge non, n’est pas extra. Très dure à digérer, acide urique au programme. On s’échauffe en pensant que c’est hautement énergétique ! fausse impression… En fait, on dépense beaucoup d’énergie à la digérer… Il faut donc impérativement respecter l’équilibre acide-base, tel qu’exposé ici.

Le bon gras est important. Le gras ne fait pas grossir, c’est le sucre.

Parmi les aliments à écarter, c’est le sucre qui arrive en premier. Pourtant, le sucre est l’aliment par excellence du vivant !!! Paradoxe. Nos cellules nerveuses ne peuvent survivre plus de quelques secondes sans sucre !!!

Il faut vraiment limiter l’apport de sucre au strict nécessaire, en rapport avec notre activité physique. Bannir le sucre blanc, qui est acide, lui préférer des sucres complets dans lesquels les minéraux viendront compenser l’acidité. Bannir le pain blanc (double peine : sucre et gluten de blés modernes). Se déshabituer des desserts, pas glamour tout ça, pas facile je reconnais…

Se gaver de vitamines, minéraux et oligo-éléments est essentiel. Donc une alimentation vivante à base de cru, et du cuit mais à la vapeur douce, pas du « tris-cuit ». On peut jeûner, être en régime hypocalorique, si on a notre stock quotidien de vitamines, minéraux et oligo-éléments et il en faut un paquet !, on peut survivre très longtemps…

Je ne dis pas qu’il faut manger « bio ». C’est un vrai plus, mais on peut aussi se fabriquer un cancer bio, sans problème…

Les toxines « en tous genres »

Bon je ne vais pas vous faire de dessin, tous nous connaissons toutes les sources de pollutions dont nous sommes victimes, qui pénètrent par toutes les pores de notre corps, par toutes les muqueuses est-il plus exact de dire : notre bouche, toute la surface de nos muqueuses intestinales, notre peau, nos alvéoles pulmonaires. Savez-vous que nous devrions pouvoir avaler tout ce que nous mettons sur notre peau ? Arrivent aussi maintenant, les perturbateurs endocriniens, suprême source de pollution qui va aller toucher nos centres de reproduction… Donc tout ça vient tranquillement contribuer à perturber durablement notre milieu intercellulaire quand ce n’est pas nos cellules directement.

Les déchets métaboliques

Nos cellules bossent, jour et nuit, elles naissent, travaillent et meurent à l’échéance prévue. Il y a donc renouvellement, en principe à l’identique, sauf erreur suite à altération de l’ADN… Et si elles travaillent, automatiquement, elles produisent des déchets. Et pour travailler, elles ont besoin d’énergie, c’est la mitochondrie qui assure la combustion de sucre par l’oxygène. Les déchets sont pris en charge par le réseau lymphatique pour être évacués vers les émonctoires, sortes de petites stations d’épuration qui déversent ces produits vers le côlon, les reins, la sphère ORL, les bronches, la langue, la peau. Tout concourt à évacuer nos déchets, le vivant est vraiment bien fait, il faut se convaincre de cette idée. Il n’y a pas d’anomalie dans notre constitution, pas d’anomalie dans le vivant. L’anomalie survient lorsque le terrain est déséquilibré, le plus souvent par notre faute. L’anomalie, c’est notre mode de vie.

L’accumulation de déchets dans et autour des cellules entraîne une baisse d’activité des mitochondries. Le sucre arrive toujours (et souvent toujours plus !), et la cellule passe alors en mode fermentation et expansion… C’est le début de la formation d’une tumeur.

Donc voilà, vous savez maintenant que toute vie normale, y compris paisible, produit des déchets, qu’il semble naturel d’éliminer. On compte trop sur nos organes d’élimination préférés et quotidiens… mais ils ne suffisent pas. Il faut vraiment transpirer aussi, et chaque jour.

Ce qui ne signifie surtout pas de courir un semi-marathon chaque semaine ! car là, et même bien avant, on passe très vite en inflammation (acide lactique). Si vous éprouvez le besoin d’étirements, c’est que vous êtes allés trop loin dans l’effort. Pas bon du tout. Une petite heure d’activité physique quotidienne (la régularité est le facteur essentiel), qui amène à la transpiration est une excellente base.

Tout le monde connaît le plaisir d’une longue marche, le sentiment de bien-être que cela procure. Ce n’est pas un hasard, c’est juste la conséquence d’une activité qui devrait strictement être quotidienne. Elimination de nos déchets cellulaires et oxygénation de nos cellules, de toutes nos cellules.

N’oublions pas que les chasseurs-cueilleurs étaient en bien meilleure santé, plus forts, que leurs successeurs. Je ne prône pas un retour à avant le néolithique, c’est juste un rappel…

Pour finir :

Un cancer ne peut pas se développer sur un terrain alcalin.

Pas de stagnation, pas de cancer.

À vous de jouer maintenant. À partir du moment où on a compris ces quelques règles vraiment simples, on n’a d’autre choix que d’y aller. Je ne dis pas que c’est facile, car il s’agit véritablement d’un effort sur soi.

Et faites pêter le feu dans vos mitochondries !!!

Pour aller plus loin :

Voici un magnifique témoignage de Mickael, relayé par Guy « Le Samourail » :

Éric Gandon livre énormément de conseils d’alimentation anti-cancer que je trouve judicieux :

David de l’Orme Vert donne de très bons conseils également :

A 105 ans, exploit cycliste de Robert Marchand

Article paru le 5 janvier 2017 dans Ouest-France, par Audrey Mercurin.

Ouest-France du 5 janvier 2017

Entendu son propos à la radio : « Ce que j’ai fait, tout le monde peut le faire ! »… Il serait intéressant de connaître son hygiène de vie dans le détail.

Cet exploit est largement relayé sur la Toile…

On peut par exemple y lire ceci, sous la plume de Pierre Carrey dans Libération (voir ici) :

Le fait majeur de Robert Marchand : simplement d’être en vie et en bonne santé. C’est beaucoup pour cet homme pétillant et, paraît-il, très sympathique. C’est insignifiant pour les autres. A moins que cette parodie athlétique ne révèle une vision viciée de notre rapport à la mort et au sport.

Bien pour lui, absurde pour nous ? pas tant que cela, mais la phrase qui suit le confirme : d’une part ce n’est absolument pas absurde, d’autre part, cela nous renvoie à notre responsabilité individuelle et collective de nous maintenir en excellente santé très longtemps.

Je reste convaincu que cela n’est pas réservé à une élite.

Jeûne, monodiète, détox : comment mettre son ventre au repos ?

Emission diffusée le 2 janvier 2017 sur France-Inter, animée par Ali Rebeihi. Très claire et pertinente !

A re-écouter ici.

Présentation :

Et ce matin, on s’intéresse à un organe longtemps déconsidéré. Sous-estimé. Méprisé… Notre intestin… Désormais considéré comme notre second cerveau par de nombreux chercheurs et médecins, avec ses 100 à 200 millions de neurones. Nous verrons le microbiote intestinal, les 100 000 milliards de bactéries qui vivent dans notre ventre contribue à notre état de santé… Qu’il s’agisse de surpoids, de dépression, de dépression ou de maladies de peau, comme le rappelle Le charme discret de l’intestin, l’incroyable succès en librairie de l’Allemande Giulia Enders. Après les agapes qui ont mis à rude épreuve cet organe vital, nous verrons pourquoi et comment mettre notre intestin au repos… Qu’il s’agisse de jeûne thérapeutique, de monodiète ou encore de cure détox, en vogue en ce début d’année… Après les excès de table pendant les fêtes, nous verrons s’il est vraiment utile de laisser notre intestin en paix pendant quelques jours.

Ali Rebeihi reçoit :

Partenariat Santé Magazine avec Aline Perraudin, directrice de la rédaction.

Hygiène corporelle

Cela fait longtemps que j’hésitais à créer ce type de rubrique, car d’une part, je ne me sens nullement qualifié pour évoquer ce sujet, et d’autre part, on touche là à l’intime, le corps, la peau, comment se laver et avec quoi… faut-il se laver les cheveux tous les jours, ou pas ? voire pas du tout ?

Notre culture nous a, dès le plus jeune âge, enseignés l’hygiène, la propreté, le dégoût de ce qui est « sale », et peut-être aussi, ce faisant, le dégoût de l’autre ?… On hésite vraiment à serrer la main à un collègue qui a « la crève », faire la bise à une femme enrhumée. Et pourtant, notre système immunitaire doit être capable de faire face à ces agressions somme-toute minimes et aisément surmontables. Or à trop vouloir nous protéger, on affaiblit notre système immunitaire.

Nous sommes essentiellement des êtres bactériens, car nous aurions 10 fois plus de bactéries que de cellules. Nos bactéries nous protègent, celles de la peau, de notre bouche, de nos bronches, de nos intestins… Certes il y en a de pathogènes, mais dans un système immunitaire qui fonctionne bien, elles sont minoritaires, tant que l’on ne déséquilibre pas le système.

En attendant d’aller plus loin, voici 3 articles que j’ai trouvés pertinents :

Chez moi, j’utilise un filtre de douche (comme celui-ci, pub non payée…), pour éviter en particulier que le chlore de l’eau du réseau ne détruise notre flore bactérienne de surface ! On ne le réalise pas assez, mais notre peau est notre première barrière immunitaire.

Les cheveux

Autre sujet sensible. Avant ma maladie, j’avais les cheveux gras, que je lavais tous les jours, et ce depuis mon enfance, c’était une habitude inscrite, incontournable, je n’imaginais pas pouvoir faire autrement. J’avais aussi des pellicules… bref pas de quoi pavoiser !

Et puis est venu ce grand chambardement qu’a été la révélation de ma maladie chronique. Le changement alimentaire et le débranchement de ma prise à stress ont été déterminants dans ma guérison. L’afflux d’informations sous toutes ses formes a donc aussi concerné les cheveux… J’ai donc fini par arrêter progressivement de me laver les cheveux quotidiennement, sans pour autant constater les désagrément antérieurs, ce qui était aussi le signe incontestable d’une amélioration du terrain ! Comme quoi, tout est lié.