L’équilibre acide-base

Ce point est capital à comprendre et à appliquer…

La vie est acidifiante par nature :

  • la respiration produit de l’acide carbonique,
  • l’activité intellectuelle produit de l’acide phosphorique,
  • l’activité physique produit de l’acide lactique.

Il faut donc que notre alimentation compense cette acidité pour que le pH de notre sang en particulier (mais aussi celui de tous nos organes) soit à l’équilibre. Car la vie n’est pas possible autrement, pas plus du côté alcalin que du côté acide… Et la marge de vie est très étroite !

Tableau Acide-Base
Tableau Acide-Base

J’ai extrait ce tableau ici. Vous trouverez sur ce site un lien vers un large tableau d’indices PRAL (Potential Renal Acid Load, ou charge rénale acide potentielle). Par le biais de cet indice, vous trouverez beaucoup d’autres liens utiles sur la Toile.

Cela étant, je vous conseille vivement la lecture de cet article précis et clair, de Corinne Sudrie : L’acidité est responsable de bien des maux.

Notre alimentation doit donc être globalement alcaline, au niveau d’un repas, ou d’une journée. Or il n’y a d’alcalin que les fruits, les légumes et les épices, non traités ET élevés sur des terrains riches ET cueillis à maturité. C’est facile à retenir ! Y compris les agrumes que l’on ressent comme étant acides au goût, car, au final, leur effet est alcalinisant, à condition d’avoir un métabolisme correct. Tout le reste : viandes, poisson, céréales, œufs, café, thé noir, est acidifiant (le thé vert est alcalinisant). Nous sommes effectivement omnivores, mais avec un système digestif qui est plus proche de celui des grands singes que celui des grands carnivores. Nos petits reins ne sont pas aptes à gérer l’acide urique qu’amène la viande rouge !

Notre alimentation contemporaine, sans parler des aliments transformés, penche donc du côté acide, vous l’aurez compris… Les légumes sont les parents pauvres, ils se courent après dans l’assiette au restaurant… alors qu’ils devraient être majoritaires dans l’assiette ! Voilà pourquoi, au restaurant, je demande systématiquement une assiette pleine de légumes en plus ! On ne m’a jamais refusé ni fait payer…

Deux exemples ci-après où il n’est pas du tout sûr que l’équilibre acide-base soit au rendez-vous…

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Cependant, n’en déduisez pas qu’il ne faudrait plus absorber que des aliments alcalins, non ! car on a besoin d’un peu de (presque) tout, mais il est important, pour ne pas dire obligatoire, de compenser.

Un terrain acide – ou enflammé – permet aux cellules cancéreuses de prospérer. Inversement, les cellules cancéreuses ne peuvent pas se développer dans des terrains neutres ou alcalins. Une fois qu’on a compris ce principe simple, à nous de gérer !… Il existe de nombreux livres sur l’équilibre acido-basique. On n’est pas tenus de gérer le pH de notre alimentation à la calculette ! mais il faut vraiment penser à cet aspect-là de notre alimentation, au quotidien.

Des bases ou des acides selon les aliments

Les aliments se divisent en deux groupes : ceux qui forment un produit acide, et ceux qui forment un produit basique, après avoir été transformés par l’organisme. Les minéraux et les oligo-éléments appartiennent au groupe des aliments basiques, tandis que les protéines et les glucides renforcent la production d’acides. La viande et les aliments à base de viande, ou encore les produits à base de céréales, contiennent peu d’acides au moment de leur absorption. Ce n’est qu’au cours de leur digestion et de leur décomposition dans les cellules que des acides se forment. Les protéines animales entraînent dans l’estomac une plus grande sécrétion d’acide hydrochlorique que les protéines végétales. Nombreux sont ceux qui souffrent aujourd’hui d’hyperacidité à force de manger trop de glucides et de protéines – qui forment des acides – et trop peu de légumes et de fruits qui apportent des bases. La quantité de sucre, de pain blanc et de viande que nous mangeons chaque jour est beaucoup trop importante comparée à celle de légumes et de fruits, d’autant plus que nous absorbons aussi, à côté de ces aliments riches en protéines et en glucides, d’autres substances telles qu’alcool, thé noir, nicotine ou caféine qui entraînent un hyperacidité chronique du corps.

Bernd Küllenberg, diététicien et professeur de sport,
dans « Les bienfaits du vinaigre de cidre », édition Vigot.

Voir ici cet article intéressant d’Isabelle Albouze sur ce sujet.

Hervé, très sensibilisé à la question de l’équilibre acido-basique, présente son site de recettes « Bouchées doubles » : ici.

Le cas particulier du miel

Le sucre étant acide, le miel l’est aussi… mais ses autres composants apportent l’alcalinité à la condition que le métabolisme soit bon ! Voir cet article intéressant Le miel, des vertus qui cachent son côté acidifiant.

A noter que, d’après Corinne Sudrie, le miel fait partie des aliments spécifiques qui ne peuvent être associés à aucun autre, et doivent (devraient…) donc être consommés en dehors des repas. Pour plus de détails, voir ici.

Enfin, ne ratez pas cet article sur le sucre ici, où il apparaît qu’il faut non seulement écarter le sucre blanc, mais limiter les fruits en fonction de l’activité physique qui sera exercée ensuite.