Mal de dos…

… mal du siècle ? on disait cela déjà au XXème ! mais il est à craindre que cela ne reste vrai au XXIème !

Avant mon opération et ma transition alimentaire, je souffrais de lombalgie presque chronique, qui revenait trop facilement, dès le moindre effort au jardin…

J’ai trouvé ici cette interview de Jean Pierre Marguarite au sujet de son livre « Le Mal de Dos est dans l’Assiette » :

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et en ai extrait un passage fort instructif que voici.

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Diapositive Jean Pierre Marguaritte

Question : le rapport Mal de dos/Alimentation n’est pas évidente. Pourriez-vous l’expliquer ?

Réponse : L’alimentation et notamment les troubles hépatiques et digestifs ont une relation directe avec les douleurs articulaires. Alors cela s’explique de façon très simplement, et je vais être très concret là-dessus, je prends simplement un problème lombaire, je situe une colonne vertébrale, vous avez deux hanches, qui sont articulées entre un os triangulaire qu’on appelle le sacrum. Au dessus de cet os, sont empilés un étage de vertèbres. Si nous voulons que la vertèbre soit stable et ne crée pas de douleurs par des pincements ou d’étirements ligamentaires, il faut que ces deux os ou du moins le plateau qui supporte ces vertèbres soit plat, c’est-à-dire que les deux os de la hanches soient équilibrés. Or ces deux os de la hanche sont maintenus en équilibre par un haubanage musculaire, qui s’attache sur la colonne vertébrale. Dès lors où un hauban devient plus tendu que l’autre, on conçoit volontiers que la hanche se vrille et que le plateau sur lequel sont empilées les vertèbres s’incline et s’horizontalise. Donc il y a tout lieu de constater un glissement des vertèbres lombaires, et un pincement.

Diapositive Jean Pierre Marguaritte
Diapositive Jean Pierre Marguaritte

Après, il faut aller plus loin. Pourquoi un muscle serait plus tendu que l’autre ? Un muscle se charge d’acide lactique, il a besoin d’être vascularisé pour être souple. Dès lors où la circulation, du moins la circulation en direction de ce muscle, est freinée ou ralentie, on comprend aussi que ce muscle devient plus dense et produit justement cette rotation de la hanche.

Alors maintenant, allons encore plus loin. Pourquoi ce muscle serait plus tendu d’un côté que de l’autre ? Tout simplement parce que à partir du cœur, il y a une grosse artère qui descend et qui se divise à un moment donné dans le ventre. La branche de bifurcation droite, si elle est comprimée, elle va évidemment moins bien vasculariser le muscle de la hanche droite, qui va basculer, et entraîner la bascule de la hanche. Et donc le pincement du disque. Alors, pourquoi cette compression a lieu dans le ventre et à quel moment, simplement que la branche droite va être comprimée par les organes digestifs correspondant à la partie droite de l’abdomen, la partie gauche, par les organes de la partie gauche. Donc on peut établir une relation directe entre une douleur sciatique gauche, dès lors qu’il s’agit d’un problème d’estomac, de pancréas, ou de côlon. Et de la même façon, du côté droit, lorsqu’il y a un problème de foie, un problème du tube digestif, donc des fermentations, des ballonnements, ou des problèmes un peu plus bas au niveau de la jonction entre l’intestin grêle et le côlon. Voilà globalement l’explication mécanique de l’origine de ce mal de dos.

Mais on va aller plus loin. Il peut également y avoir une explication physiologique, métabolique, par ce que s’il y a des troubles digestifs, c’est fondamentalement s’il y a un déséquilibre mais pas seulement.

Question : Alors le foie est au cœur du problème ?

Réponse : Mon ouvrage est centré sur un couple entre le foie et le diaphragme. La première raison, c’est que le foie est le seul organe de l’organisme qui n’a pas de fibre nerveuse sensitive. Donc il peut mal marcher et vous ne le sentirez jamais. Par contre, c’est un organe [?] et toutes les fonctions de l’organisme en dépendent.  C’est un peu en quelque sorte un piège que nous a tendu [?] et qui nous pose un réel problème. Mais d’un autre côté, ce piège est compensé puisque cet organe a des cellules qui peuvent se reproduire, ce qui n’est pas le cas des autres organes. Alors quand on parle du foie, le foie est un organe qui stocke le sucre, le glucose, qui est notre énergie, et qui est chargé de l’envoyer dans le sang. Dès lors où on constate un dysfonctionnement, ce qui est souvent le cas, le sucre se transforme en graisse, et c’est lors de la transformation des sucres en graisse que se libèrent des substances comme de l’acide et de l’oxyde de carbone. Alors qu’est ce qui se passe quand il y a une surcharge d’acide dans l’organisme ? eh bien dans un muscle, ça augmente sa densité, sur un ligament, son élasticité diminue, sur une artère, le diamètre diminue si l’artère baigne dans un milieu acide, et sur le cartilage, l’acide finit par attaquer le cartilage qui devient friable, et qui se développe, qui dégénère en arthrose. L’oxydation, c’est autre chose : l’oxydation attaque la membrane de la cellule, comme la rouille sur le métal. Donc on peut dire aujourd’hui que toutes les pathologies dépendent du foie et qu’elles reviennent au foie puisque nous savons aussi que tous les cancers se terminent par le foie. Alors en matière de digestion, pour être plus précis, le foie fabrique la bile. La bile a pour objectif notamment de diminuer l’acidité de l’estomac. Ce qui fait que, dans le tube digestif, l’endroit où les enzymes vont digérer les aliments, le pH doit être neutre. Dans la perspective où la bile ne viendrait pas de bonne qualité, on obtiendrait une hyper-acidité dans le tube digestif et une difficulté du pancréas de digérer les aliments, qu’on retrouverait mal digérés dans l’intestin grêle, qui à force deviendrait irritable. On connait bien le système des fermentations et ballonnements liés à des troubles digestifs. Evidemment, une fois que l’irritation du tube digestif [est installée], on retrouve ces déchets dans le côlon avec tous les troubles, toutes les colopathies fonctionnelles. Voilà globalement, sans rentrer dans le détail, comme ça fonctionne.  Alors il est clair que cet élément hépatique, avant le foie, vous avez un pré-filtre qu’est l’intestin. Donc on ne peut pas exclure l’alimentation, qui participe également  à l’insuffisance hépatique. Le foie, lui, subit la surcharge de toxiques : café, thé, chocolat, alcool, cola, tabac, en excès, alors que les poisons qui sont endogènes, qui sont fabriqués lors de la digestion, ne sont que le reflet d’une mauvaise alimentation. Et je prendrai pour seul exemple, qui m’a posé un gros problème jusqu’à ce que je comprenne, qui est le café au lait, qui est un poison par excellence pour l’organisme. Et alors, c’est vrai que nombre de personnes me disent « moi le café au lait : jamais ! » Peut-être, mais quand on prend un yaourt suivi d’un café, eh bien c’est exactement la même chose. Sauf qu’en plus, ce yaourt c’est de l’acide lactique qui va faire fermenter les céréales ou les féculents, et vous aurez en plus des ballonnements. Donc il faut un peu de cohérence dans l’hygiène alimentaire, donc je ne parle pas de nutrition, je ne parle pas de calories, je parle aussi d’associations et ça c’est fondamental. Et ce discours-là n’est pas encore intégré dans les écoles d’ostéopathie alors qu’il est la base de tout traitement. Et pour cause, quand le foie est bloqué, ou quand le foie fonctionne mal, il a une densité ou un volume qui change et il exerce une tension sur le diaphragme. Et le diaphragme, c’est un muscle qui sépare le corps en deux, qui permet non seulement de respirer, mais d’absorber les émotions. Donc si tant est que cet organe, ce muscle ne peut pas descendre librement, il se spasme et vous avez une sensation d’oppression thoracique. C’est ce qu’on appelle l’angoisse, etc.  des difficultés respiratoires, essoufflements. Donc la première chose pour un ostéopathe, c’est en premier lieu de s’intéresser sur la bonne fonction hépatique et par conséquent, la bonne amplitude du diaphragme.« 

Pour un long développement de ce thème, visionnez cette vidéo ici d’une conférence (12 juin 2014) par le même auteur, et d’où j’ai extrait les 2 diapositives.

Lisez également cette interview de lui par l’IPSN (Institut pour la Protection de la Santé Naturelle), du 24 août 2016, fort intéressante, ici.