Renforcer son immunité avec l’échinacée

Voici quelques informations utiles communiquées par Catherine Le Tacon (voir ici), sur les vertus et l’usage de cette plante qui pousse facilement dans nos contrées.

Image extraite du site https://plantis.info/fr/echinacea-purpurea/

Cet article s’inscrit dans le prolongement de la page consacrée au thème : rebooster son système immunitaire, ici.

Présentation

Il est des périodes dans l’année où nous nous sentons peut-être plus affaiblis que d’habitude. Il est important à ces moments d’aider notre organisme à recouvrer ses forces au plus vite et à se défendre efficacement contre tout microbe éventuel. L’échinacée est merveilleuse pour faire de la prévention. Elle s’avère également efficace quand l’infection débute.

Originaire d’Amérique, cette plante adaptogène aux fleurs pourpres et à la saveur piquante est la famille des marguerites. Les espèces les plus utilisées sont Echinacea purpurea et Echinacea Augustifolia.

Parties utilisées : racine fraîche ou sèche, fleur, tige, plante entière. Il faut 3 ans pour pouvoir prélever les racines. Les fleurs se récoltent dès la déclinaison de la floraison.

Cette plante était utilisée depuis longtemps déjà par les Sioux, les Comanches. Dès les premiers symptômes d’un rhume, ils en mâchaient la racine. Ils l’utilisaient également en cas de morsure de vipère.

Sa principale vertu

Elle stimule nos défenses immunitaires. C’est notre alliée pour venir à bout des infections hivernales comme les rhumes, la grippe, l’angine ou certaines otites chez les enfants. Nous pouvons l’utiliser préventivement pour passer l’hiver tranquille. En curatif, elle permet de réduire le temps de votre rhume ou votre grippe et en atténue les désagréments (toux, maux de tête, nez bouché).

Voici 6 autres indications :

  • infections urinaires (en complément de traitement),
  • candidose,
  • infections cutanées : furoncles, acné (souvent associée à la prêle et à la bardane),
  • eczéma sec, impétigo,
  • affections des gencives (bains de bouche),
  • aphtes, maux de gorge (gargarismes),
  • infections chroniques qui résistent aux antibiotiques,
  • allergies (asthme),
  • grande fatigue,
  • piqûres d’insectes ou morsures, pour aider à la cicatrisation (voie externe).
Contre-indications

L’échinacée ne convient pas en cas de maladies auto-immunes.

A proscrire les 3 premiers mois de grossesse.

Comment la prendre ?
  • à forte dose contre les infections aiguës (angine, abcès dentaire…) : 15 g toutes les 2 h
  • sur une courte durée (1 semaine) à des doses moins importantes pour les infections chroniques mais associées à des remèdes reconstituants comme le romarin
  • à titre préventif pour les personnes sujettes à des infections bénignes chaque année. Dans ce cas, il faut faire une cure à raison de 2 prises par jour de 30 gouttes pendant 3 semaines. Puis procéder à un rappel, 10 jours par mois.
  • à titre curatif, il faut agir dès les premiers signes d’infection (mal de gorge, fièvre, nez qui coule). Puis continuer le traitement pendant une dizaine de jours, faire une pose d’une semaine et, si nécessaire, recommencer une cure de 10 jours. A compléter à l’aide de tisanes d’orties et de romarin.

Il est possible que les symptômes persistent à cause de l’élimination des toxines : c’est bon signe, il ne faut pas arrêter le traitement en pensant que cela ne marche pas !

Quelles formes choisir ?

Il en existe de multiples préparations :

  1. la teinture (extrait liquide alcoolisé)
  2. l’EPS (extrait de plante fraîche standardisée), forme liquide sans alcool qui convient parfaitement aux enfants comme aux adultes : 1 cuillère à café dans un grand verre d’eau, le matin avant le repas.
  3. la décoction des racines, notamment pour les bains de bouche et les gargarismes : faire bouillir 1g de racines par tasse d’eau, pendant 5 mn. Se rincer la bouche toutes les 4 h puis espacer peu à peu. A renouveler pendant 10 jours. On peut aussi boire la décoction, mais pas plus de 10 jours d’affilée, à raison de 3 tasses par jour.

Lorsqu’on soigne un rhume, il faut augmenter ses chances en associant l’échinacée avec des baies de sureau, de l’origan, du thym, de l’ail.

Voici donc une plante à laquelle chacun peut penser dès l’arrivée de l’hiver et l’apparition de diverses infections (urinaires, pulmonaires…).

Teinture de plante sèche

Préparer la plante : hacher le plus finement possible pour augmenter la surface de contact avec l’alcool.

Peser la plante.

Déterminer le taux d’alcool approprié : 50 à 55 ° (type rhum le plus fort que l’on puisse trouver).

Préparer 5 fois la quantité d’alcool correspondant au poids de la plante, en millilitres. On dit que l’on utilise un taux de 1:5 pour la macération de plante sèche. Par exemple, 20 g de racines demanderont 10 cl d’alcool.

Placer la plante au fond d’un bocal à fermeture hermétique, verser l’alcool par dessus et bien refermer. Bien remuer et étiqueter avec le nom de la plante et la date, puis placer dans un endroit obscur.

Dynamiser le mélange en le remuant chaque jour.

A bout de 15 jours, presser et filtrer et mettre en bouteilles étiquetées.

Quand on avance dans le temps, ce sont les tanins qui arrivent en dernier, ce ne sont pas leurs propriétés que l’on recherche et ils altèrent le goût.

On peut en prendre en gouttes : 30 gouttes 3 fois par jour, en dose préventive.